Namaste Népal!
 Première balade pour vous imprégner de l’énergie du pays

Un petit mois pour connaître un pays c’est si peu. Un mois à observer et à ressentir ce que le Népal avait à m’offrir a été suffisant. Je suis revenue avec un sentiment de transformation très particulier et cette sensation continue à germer.

Quand on pense au Népal, ce petit pays coincé entre deux géants, l’Inde et la Chine, et entouré de la mystique chaîne de l’Himalaya, on imagine des paysages verdoyants, un ciel bleu et l’air pur des montagnes. Et bien ce n’est pas ce qui nous attend à l’arrivée.

Le principal port d’entrée du Népal est la capitale de Katmandou et sa grande vallée lourdement polluée. “Airpocalypse” titrait le Kathmandu Post dans un article qui parlait de l’urgence d’entreprendre des actions concrètes pour réduire la pollution de l’air.

L’exode des villageois vers la ville dans l’espoir de mieux gagner leur vie, l’augmentation des véhicules de piètre qualité, le manque de régulation concernant les manufactures de briques, les générateurs de diesel fortement utilisés pour contrer les nombreuses coupures de courant et les déchets qui sont brûlés dans la rue sont tous des facteurs qui contribuent de plus à plus à diminuer la qualité de l’air.

La vallée qui est creusée au pied des collines fait en sorte que l’air ne peut pas circuler et les gaz polluants ne peuvent pas s’échapper. Un contexte qui asphyxie progressivement les 1.5 million d’habitants qui y vivent.

Imaginez…

Au loin, on entrevoit les montagnes quelque peu cachées par un voile laiteux qui enveloppe toute la vallée. Les édifices sont bien jolis avec leur architecture particulière aux couleurs pastel.

Aperçu de la vallée de Katmandou
Aperçu de la vallée de Katmandou

 

Les routes secondaires en terre battue sont dans un état lamentable ce qui rend la vie difficile aux chauffeurs de petites voitures de taxi, de gros camions de marchandise, de motos et d’autobus qui essaient d’éviter les trous, les chiens et même les buffalos qui traversent la rue.

Les fenêtres demeurent fermées pour éviter de respirer les nuages de poussière que soulèvent le passage de tout ce traffic. La nature environnante est grise et les commerces sont enduits d’un épais voile brunâtre. De courtes distances de 12 km reliant deux villes dans la vallée peuvent prendre jusqu’à 45 minutes. Sur les plus grandes artères, des policiers dans leur bel uniforme bleu et chapeau blanc font la gestion du trafic. Ils sont pratiquement tous munis d’un masque “anti-pollution”.

Rue tranquille de Boudhanath, Népal
Rue tranquille de Boudhanath

 

Des commerçants poussent leur charrette remplie de légumes, chilis et pommes de terres. D’autres vendent des pommes soigneusement placées dans un gros panier sur leur vélo. Des femmes s’installent sur des bouts de trottoirs pour y vendre des piles de vêtements chauds en prévision de l’hiver qui arrive.

Marchands de pommes en début de matinée à Budhanath, Népal
Marchands de pommes en début de matinée à Boudhanath

 

Les rues sont remplies d’une succession de petits commerces, garages, dépanneurs et de petits cafés locaux.  Des ramassis de pneus, de briques, de déchets parsèment les routes. Il suffit de lever à peine les yeux pour remarquer la quantité incroyable de fils électriques et lignes téléphoniques attachées plus ou moins ensemble et de penser aux fréquentes coupures de courant que le pays subit.

Rue de Bhaktapur et les traces du tremblement de terre de 2015
Bhaktapur a été lourdement affectée par le tremblement de terre de 2015

 

De jeunes enfants mendient. Une jeune fille tend la main avec un bébé sur sa hanche. Certains sont amputés d’une jambe, d’un bras. Mon coeur réagit. Un fort sentiment de compassion me brûle de l’intérieur. Je ressens le besoin d’en saluer quelques-uns poliment d’un “Namaste”, surtout ceux que je vois tous les matins et certains, leur offrir les pommes que j’ai dans mon sac.

J’ai vu de la pauvreté dans les pays visités au cours de la dernière année, mais la souffrance du Népal m’a particulièrement touchée. Selon le Fonds Monétaire International, le Népal serait le 2e pays le plus pauvre d’Asie après l’Afghanistan et le 17e au monde selon son PIB. Au-delà de ces chiffres, sans trop pouvoir l’expliquer, je me suis sentie fragile, sensible et profondément émotive face à l’environnement de contrastes que m’a fait vivre le Népal. Pendant que mon corps se fermait au froid, mon coeur lui s’ouvrait de plus en plus.

Rouge comme le Népal

À travers ce tourbillon quelque peu grisâtre, émerge le rouge qui égaie le paysage.  Couleur que j’ai décrété être celle du pays. En m’informant sur le drapeau national, le seul au monde à ne pas être rectangulaire, j’ai appris que le rouge est en effet la couleur nationale du pays, représentant la bravoure des népalais.

Le rouge c’est le 3e oeil des hindous, cette marque religieuse que les hommes et les femmes portent sur le front après la prière en guise de bénédiction et de protection. La même poudre rouge est utilisée pour bénir les statuts représentant les nombreux dieux qui ornent leurs temples.

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Portion d'un temple hindou dans la vallée de katmandou
Petit sanctuaire hindou à Bhaktapur

 

C’est la couleur que les femmes aiment porter, de la kurta, un long chemisier assorti aux pantalons, à la dizaine de bracelets jusqu’au collier souvent parsemé de vert. En fait, c’est la couleur qui représente leur statut de femme mariée. Une couleur hautement symbolique.

Quand j'ai vu cette népalaise avec sa plume de paon, je n'ai pu m'empêcher de lui demander une photo!
Quand j’ai vu cette népalaise avec sa plume de paon, je n’ai pu m’empêcher de lui demander une photo!

 

Les bouddhistes arborent tout autant le rouge, une couleur prédominante dans les monastères. Il y a le rouge safran de la robe des moines, le rouge vif de certains moulins à prière, celui finement jumelé au turquoise dans les bijoux et mala (chapelet bouddhiste), sans oublier les drapeaux de prière dont le rouge est l’une des cinq couleurs.

Moulin à prière au monastère de Shechen, Boudhanath
Moulin à prière au monastère de Shechen à Boudhanath

 

Drapeaux à prière, Budhanath
Drapeaux à prière à Boudhanath

 

Sons qui transportent

Mise à part les fameux bols tibétains, le Népal regorge de sons enveloppant. Dans ma tête résonne encore la cloche que les fidèles font retentir en entrant dans le temple pour indiquer leur présence aux dieux.

Cloche d'un temple de Patan
Cloche d’un temple à Patan

 

Dans mon coeur des images du Népal ressurgissent à l’écoute du mantra “Om Mani Padme Hum”, hymne sacré du pays. Dans mes oreilles résonnent encore le murmure des pèlerins récitant leur mantra autour du stupa. Et mon corps frissonne quand je repense au bruit fort singulier de la trompette tibétaine au moment de la prière. Un rituel qui vise à chasser les mauvais esprits (un aperçu ici). Ça m’a rappelé le film Samsara.

Je souris en me rappelant la musique népalaise et hindi à plein volume dans les longs trajets de bus.

Et impossible d’oublier le silence des montagnes.

Paysage d'une promenade en montagnes
Paysage d’une promenade en montagnes près de Pokhara

 

J’ai senti une énergie très différente d’un lieu à l’autre. Je vais écrire sur chacun de ces endroits au cours du mois. Le prochain article portera sur la ville de Boudhanath qui accueille la plus grande communauté tibétaine au pays. Ce lieu a été le plus spirituel que j’ai eu à visiter à ce jour.

Un rituel. J'allume des lampions pour ma famille et amies chaque fois que j'en vois.
Un rituel. J’allume des lampions pour ma famille et amies chaque fois que j’en vois. Il y en avait beaucoup à Boudhanath.

 

Bonheur et sérénité,

Nathalie